fernand guilletteFernand Guillette
Un homme et son musée

Une collection unique d'instruments de ferme construits... TOUT EN BOIS! 

 
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Fernand et Saint-Joseph...

Un saint au paradis qui doit être bien fier de son émule!

Lors d'une entrevue qu'il accordait au journaliste de TQS, Jean Lajoie, Fernand admit qu'il vouait une grande dévotion à Saint-Joseph. Forcé de prendre sa retraite à 58 ans pour des raisons de santé, il demanda au saint menuisier de l'aider à sculpter ses premiers chevaux en bois. Ce dont il rêvait de réaliser depuis plusieurs années.

Fernand savait qu'il était bon menuisier, mais sculpter des chevaux, ça demande un talent qui sort de l'ordinaire. Quand on sait combien c'est difficile de dessiner un animal et qu'on voit ce qu'a accompli Fernand avec sa collection, on ne peut faire autrement qu'admirer le talent de cet artiste!

Ainsi débuta la carrière de Fernand Guillette comme artisan-sculpteur-menuisier... et un rêve devenait réalité pour lui. La collection de Fernand compte aujourd'hui plusieurs dizaines de pièces et chacune représente un souvenir de jeunesse pour lui.

Nous sommes du même âge et partageons plusieurs expériences que la vie nous a enseignées. Comme Fernand, je suis un passionné, j'aime les gens francs qui savent ce qu'ils veulent et qui apprécient le plus beau cadeau que Dieu nous a donné, la VIE.

Fernand, Saint Joseph et moi...

Une autre qualité de Fernand, c'est qu'il a le sens de l'humour et il ne se prend pas trop au sérieux. Je me suis rappelé en jasant avec lui, que j'avais, moi aussi, cru au pouvoir de Saint Joseph d'intercéder auprès de son fils Jésus pour obtenir une faveur... méritée, bien sûr.

C'était au début des années 60. J'étais marié à Lise, nous avions 3 enfants, comptable à petit salaire, j'étais endetté de quelque 4,000$ pour des factures de médecins, hôpital, etc. (Oui, à cette époque-là, on payait tout. L'<état providence> n'existait pas encore. Il n'y avait pas de RAMQ ni d'assurance médicament, ni d'allocations familiales comme aujourd'hui, pas de garderie). Rien de tout ça et, oui, on payait de l'impôt et des taxes de vente.

C'était le bon vieux temps...

Pour limiter la famille, la pilule n'existait pas. On utilisait la méthode Oginos  - Quand tu en avais le goût (de faire ce qu'on fait pour avoir des enfants), tu ne le faisais pas, car c'était trop dangereux d'augmenter la famille. Les 6 ou 7 jours qui restaient dans le mois, tu pouvais le faire car ce danger n'existait pas, mais tu n'en avais pas le goût! :0(

Je gagnais alors la fabuleuse somme de 300$ par mois, comme comptable dans un hôtel. Pour une famille de 5 personnes, c'était pas beaucoup.

Une compagnie d'assurance, la Sun Life, m'offrit un poste de vendeur. Je pouvais recevoir une avance sur les commissions à venir de 100$ chaque semaine. Naturellement, j'avais la possibilité de gagner beaucoup plus que cela selon mes ventes.

J'ai accepté ce nouvel emploi et tout alla bien les premiers mois. Je voulais gagner beaucoup d'argent en vendant de grosses polices d'assurance. J'étais payé selon mes efforts et mon habileté dans la vente.

 
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